Planning
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Le planning et les méthodes de travail :

Planning

 

Chaque projet de la GTZ est soumis à un planning rigoureux avant que le premier expert allemand soit identifié pour y travailler. Pendant ce planning, communément appelé atelier ZOPP (planification par objectifs) tous les acteurs, partenaires et groupes cible sont invités à assister. Dans le cas du Projet PAB, cet atelier de planification a eu lieu en mars 1998 après un accord de principe ait été signé en juillet 1996.

Cette planification originale du projet reste toujours officiellement valable jusqu’à l’heure actuelle (décembre 2001) servant comme référence et pour le coté Rwandais et pour le coté Allemand. Le Chef de Mission dudit projet est tenu de rapporter de façon annuelle au Ministère Fédéral de Coopération Économique et de Développement à travers le siège de la GTZ et au Ministère d’Industrie, de Commerce et de Tourisme Rwandais en suivant l’objectif du projet, les résultats et les activités fixés en 1998. Néanmoins, quelques changements sur terrain ont rendu nécessaires certains amendements au niveau des indicateurs établis.

Dans un rythme bi-annuel les responsables du Projet PAB adaptent la planification aux conditions sur terrain (voir planification pour 1e semestre 2001 ci-dessous) de sorte que la réalisation des objectifs fixés suit l’actualité.

 

Annexes :

Plan d'opérations
Dernier rapport au MINICOM
Recherche - Action
Monitoring d'impact

 

 

Plan d'opérations

Dans le cadre du planning effectué en 1998, le Projet prépare actuellement des plannings biannuels pour être très proche de l'évolution au sein du Projet et son partenaire. Le planning actuel pour la période de novembre 2001 jusqu'à avril 2002 met l'accent sur l'insertion de l'idée de Corps de Métier dans la Fédération par les élections pour le comité selon les métiers présents.  Ces Corps de Métier serviront de plate-forme aux artisans d'un même métier dans la Province pour discuter leurs problèmes et éventuellement arriver à des propositions de solutions. 

Sur le plan "aide à la commercialisation" la présence  de la "Coopérative des Producteurs Artisanaux de Butare" (COPABU) avec une grande gamme de produits d'artisanat d'art à la Foire de Rhénanie-Palatinat en mars 2002 est planifiée. Cette foire aidera à l'ouverture massive de l'artisanat d'art Rwandais vers les organismes du commerce équitable européen (représentants des plusieurs  pays seront invités). A cet égard les formations techniques dans les domaines de l'artisanat d'art seront renforcées pour atteindre les capacités nécessaires. 

Avec l'extension du Projet vers les deux provinces avoisinantes (Gikongoro, Gitarama) plusieurs travaux préparatifs sont à mener (enquête pour disposer des données de base, négociations avec les autorités provinciales et les organismes oeuvrant dans ces provinces, planning des interventions avec des consultants spécialisés dans cette matière, atelier de planification avec tous les concernés, mise en oeuvre des petites infrastructures dans les deux provinces).

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Dernier rapport au MINICOM (extraits du rapport du mars 2001)

Évaluation de la réalisation de l'objectif du projet  

Depuis décembre 2000 la FAAB travaille avec une subvention locale octroyée par la GTZ ; ceci lui permet de gérer son budget de façon autonome. Le Comite des élus a assumé le rôle de dirigeant et de supervision pour les travaux quotidiens et le personnel. La reconnaissance de la FAAB au niveau provincial a été atteinte et la demande au niveau national (Ministère de Justice) a été soumise. Les collaborateurs allemands assument de plus en plus un rôle de conseillers technique et institutionnel.

Concernant les indicateurs de l’objectif du Projet , le progrès est considérable; néanmoins, les services rendus par les associations à leurs membres restent encore embryonnaires (informations, frais de voyage pour des réunions, etc.).

Le questionnement des associations membres concernant l’état de compétitivité (estimations subjectives de leur part) est planifié pour les prochains mois. Les chiffres d’affaires réalisés pendant les foires et les exportations suggèrent une augmentation palpable des revenus et de la compétitivité.

Le fonctionnement interne des associations membres (selon les données des 28 associations échantillonnées) est raisonnable : 54% (contre 45% en 7/00) tiennent régulièrement leurs réunions ; 79% (86%) disposent d’une comptabilité ; 86% (79%) disposent d’un compte bancaire, et 54% (45%) paient régulièrement leurs cotisations internes (voir résultats du monitoring d’impact en annexe 3).

Avec 71 associations membres en mars 2001 (sur 96 associations des artisans connues) le degré d’organisation a atteint 74%. Mais seulement 30 sur 71 associations membres sont en règle avec leurs cotisations à la FAAB. Actuellement, l’exclusion d’une dizaine des associations fausses, inactives et/ou peu coopératives est discutée.

75% (42% en 01/00) des associations membres disposent des statuts, et elles sont reconnues au niveau de leur district.

Les services de base de la FAAB vis-à-vis de ses membres (formations entrepreneuriales modulaires, formations organisationnelles, appui à la commercialisation à travers des brochures, annuaires et dépliants, formations techniques et voyage d’études sur demande) sont consolidés. Une professionnalisation du Comité et du personnel à plusieurs niveaux sera le défi jusqu’à la fin du Projet: le travail au niveau des différents organes de la FAAB et avec les corps de métier, l’élaboration des stratégies, la mise en pratique plus rigoureuse des décisions prises aussi bien que l’appui aux capacités analytiques. L’amélioration de la qualité des produits, l’innovation des produits et une meilleure organisation interne des exportations (COPABU : contrôle de qualité, délai de livraison) sont des défis supplémentaires au niveau des associations membres.

Sous l’angle des indicateurs formulés, l’objectif du Projet semble réalisable dans le temps qui reste. Mais l’aspect de la pérennité concernant l’autonomie financière de la FAAB après le départ du Projet en novembre 2002 reste sans solution. D’autres efforts doivent être entrepris afin que la FAAB devienne plus entrepreneuriale (génération des revenus, réduction des dépenses ; voir Annexe 6 pour des propositions brutes) ; ces efforts doivent être compléter par la diversification des bailleurs parmi lesquels l’État pourrait assumer son rôle sans nécessairement infliger dans les affaires internes de la FAAB étant une institution du secteur privé. L’Etat bénéficiera de l’existence d’une telle fédération par une structuration du secteur de l’artisanat, l’épanouissement de l’économie rurale et l’accroissement de l’assiette fiscale.

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La recherche-action

Recherche action participative, l’approche orientée au procès

 L’approche orientée au procès ou à l’action est utilisée par le Bureau International de Travail (BIT) depuis le début des années 80 et par la Coopération Technique Allemande (GTZ) depuis le milieu des années 80.  En attaquant à la base, la recherche action participative (RAP) est une stratégie d’initiation des procès et des changements sociaux. 

L’approche de la recherche action participative essaie de qualifier le groupe cible pour être en mesure de  définir, formuler et articuler leurs problèmes communs et d’initier des activités qui mettent fin à ces problèmes (entre autres à fonder des organisations durables et participatives). 

C’est une condition essentielle pour la fondation des organisations d’auto-promotion et de défense d’intérêts à partir de la base, seule occasion pour le groupe cible de percevoir ses possibilités de participation et de développer son potentiel d’auto-promotion. 

Contrairement aux projets "classiques“, les objectives, les moyens techniques et financiers à mettre en oeuvre ne sont pas fixées d’avance, l’approche de la recherche action participative demande plutôt : 

·      la fixation d’un but de promotion assez généralisé

·      la mise à la disposition d’un budget de projet flexible

·      la priorité sur l’initiation des procès, qui ne peuvent pas être planifier d’avance en détail

Les ressources comme technicités et connaissances spécifiques sont toujours disponibles à l’extérieure du projet et sont mis à la disposition en cas de besoin. 

Un rôle central jouent les facilitateurs (animateurs) qui appuient le groupe cible à : 

·      identifier et évaluer ses problèmes

·      aller de cause en effet

·      chercher des solutions

·      élaborer des plans et stratégies pour des solutions

·      la réalisation des solutions en pratique

La réflexion devance chaque action concrète, et elle la suit immédiatement, pour permettre, si nécessaire, des adaptations ou la planification des actions suivantes ou complémentaires. 

Concrètement ça veut dire : 

·      les utilisateurs apprennent des techniques de solution de problèmes qu’ils peuvent utiliser aussi dans d’autres situations de la vie quotidienne et professionnelle 

·      les utilisateurs apprennent de leurs propres expériences et de leurs propres fautes, ce qui améliore leur sens de responsabilité 

·      les utilisateurs partent habituellement d’un problème et tombent pendant leurs tentatives de solution sur d’autres problèmes, qui demandent toujours plus des approches de solution dans des domaines différentes, par conséquent ils développent des stratégies propres de solutions de problèmes 

·      les utilisateurs prennent automatiquement en compte l’environnement socioculturel et politique, car ils y font partie, ce qui permet des solutions durables aux problèmes 

·      Le plus souvent, les utilisateurs cherchent des solutions aux problèmes, qui n’avantagent pas seulement l’individu, mais plutôt l’ensemble, le groupe, ce qui garantit un effet assez large des activités.

L’avantage de l’approche de la recherche action participative est l’initiation des procès sociaux à partir de la base et l’exercice des structures participatives. Une fois amorcés, le procès social gagne idéalement en dynamique propre. 

Les utilisateurs reconnaissent, qu’ils peuvent mieux que seuls résoudre leurs problèmes en tant que membre d’une organisation ou d’une association. 

Pour cela, l’intéressé/e devient membre d’une organisation ou d’une association ou il/elle fonde une telle organisation avec d’autres intéressés. 

Le groupe ou l’association trie les problèmes, ceux qui peuvent être résolus par l’auto-promotion et des initiatives propres et ceux qui ne peuvent pas être résolus en commun. 

Le groupe ou l’association réalise, que certains problèmes peuvent être résolus plus facilement, si on se met à négocier avec des représentants du gouvernement ou des institutions respectives en ce qui concerne l’amélioration des conditions de cadre ou des prestations. 

Le groupe ou l’association devient interlocuteur ou intermédiaire pour l’administration, des service de promotion étatiques ou non gouvernementaux et pour les bailleurs de fonds. 

Le groupe ou l’association crée un publique critique pour des mesures du gouvernement ou des institutions et amène la transparence.
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Le monitoring d'impact 

Le monitoring d'impact participatif

 

Contrairement au monitoring des activités servant d’évaluation quantitative des activités planifiés et exécutées dans le cadre temporaire du projet, le monitoring d’impact sert d’évaluation qualitative et de la comparaison des impacts souhaités (hypothèse d’impact) et des impacts réalisés par des activités du projet au niveau du groupe cible. Les pas méthodologiques sont orientés au cadre de Vahlhaus et Kuby :

  

 

En priorité, les buts du monitoring d'impact dans le cadre du Projet sont:  

·        informer le staff sur l'impact des mesures initiées dans le but d' entamer éventuellement d'autres démarches supplémentaires ou de  réorienter certaines  stratégies de la FAAB ou du PAB.

·        créer chez les membres élus de la Fédération et dans les associations membres une conscience pour les procès initiés, les inciter à y réfléchir et d'en tirer des conclusions adéquates pour leurs futures actions.

·        servir de contrôle des prestations du staff et du comité exécutif de la FAAB et aussi pour la présentation des activités vers l'extérieur.

 

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Dernière modification : 07 février 2002.