|
| |
Le projet PAB s’intégrera dans le programme GTZ
intitulé "reformes économiques et développement de
l'économie de marché" avec des antennes dans les provinces
avoisinantes de Butare, notamment Gikongoro et Gitarama.
Il contribuera sur un plan organisationnel à agrandir la
base organisée de l’artisanat rwandaise. Dans ce sens, il appuiera les
artisans de ces deux provinces à mieux s’organiser en corps de métier tout
en facilitant la transformation de la « Fédération des Associations des Artisans de Butare »
(FAAB) en une Chambre Régionale de Métier pilote qui atteindra un
certain degré d’autofinancement et qui rend services à ses membres. Les expériences
faites serviront de base pour d’autres provinces où des projets similaires
tentent suivre son exemple.
Sur le plan développement de la production et
commercialisation, le Projet continuera à assister à la recherche des marchés,
à financer des formations techniques (gamme élargie des produits, qualité de
production) et à renforcer les capacités de production pour combler les
demandes internationales en artisanat d’art. En même temps, un accent
particulier sera mis sur la production des produits d’utilité pour le marché
interne en tenant compte du pouvoir d’achat limité.

Avec la décision du Ministère Allemande de Coopération et du
Développement de considérer le Rwanda comme un pays clé de coopération
allemande ayant droit à trois pôles d'intervention, notamment la bonne
gouvernance, la santé et "reformes économiques et développement de
l'économie de marché" (WiRAM en sigle allemand), il y aura des
possibilités de synergies sous forme d'un programme complet (au lieu de projets
isolés).
Dans ce cadre d'idées, le Projet PAB ainsi que les Projets ETO, AFJ et
KIST de la GTZ seront d'ici deux ans (2003) insérés dans un programme WiRAM
dont les objectifs globaux sont encore à formulér. Le Projet CASA (Cellule
d'Appui au Secteur d'Artisanat) en tant que noyau d'une future Chambre
Nationale de Métier proposé par le MINICOM était bien apprécié par la
commission mixte germano-rwandaise mais son début a été reporté en 2004.
Pendant les deux prochaines années, tous les projets dans le pôle
d'intervention WiRAM seront tenus de développer des stratégies de synergies
et de collaboration proche pour qu'un "programme WiRAM" voit
le jour d'ici deux ans.
Compte tenu du retardement du Projet CASA et dans le cadre de WiRAM, le
rôle du Projet PAB sera axé sur quelques initiatives au niveau national pour
compléter ses activités dans les provinces de Butare, Gikongoro et Gitarama.
Dans le but de mettre en valeur les conditions améliorées pour
l'exportation (12 containers, hangar, formations techniques, manuels de
qualité pour tous les produits d'exportation, brochures, site Internet), le
Projet et la COPABU se sont fixés l' objectif d'agrandir le nombre des
clients de la COPABU à travers des contacts personnels et par email. Un
certain nombre d'importateurs Européen et Américains ont manifesté
leurs intérêts aux produits artisanaux de Butare de sorte que toutes les
facilités mises en place devrait permettre d'augmenter le nombre des clients
fidèles. Il est espéré que les artisans membres de la COPABU soient en
mesure de répondre à ce défi sur les plans quantité, qualité et respect
de délai..
Dans ce cadre, la "Foire de Rhénanie-Palatinat" (mars 2002; voir
ci-dessous) jouera un rôle crucial dans cette stratégie car elle sert de
plate-forme de contacts avec des agents des différents commerces équitables
en Europe.
Entre le 16 et le 24 mars 2002, il se déroulera la "Foire de
Rhénanie-Palatinat" dans la ville de Mayence (RFA). Nonobstant du fait
qu'il ne s'agit pas d'une foire spécialisée sur l'artisanat ou des articles
d'art d'ordre général, on avait choisit cette foire en collaboration avec la
COPABU à cause des liens étroits existant entre le land allemand Rhénanie-Palatinat
et le Rwanda de sorte que toute la population de ce land (et surtout la
jeunesse) connaisse les problèmes vécues par les Rwandais. On apprécie
leurs efforts dans la lutte contre la pauvreté, et il y a beaucoup d'écoles
et institutions en Rhénanie-Palatinat qui collectent de l'argent pour le
Rwanda ou qui envoient des représentants au "Pays des 1000
collines" dans le cadre de leurs actions d'aide. Le Projet de jumelage
fête le 20e anniversaire de son existence, un cadre parfait pour faire la
promotion des produits artisanaux Rwandais.
Le cofinancement par la Maison de Jumelage, la Chambre de Métiers de
Mayence (à travers son projet de "partenariats internationaux de
l'artisanat") et le Projet PAB témoigne la bonne volonté de plusieurs
partenaires d'aider le Rwanda à trouver des marchés à
l'étranger.
Cette foire sera décisive pour le futur développement des exportations de
la COPABU ce qui détermine le niveau de revenus des artisans sur les collines
de la Province de Butare. Toutes les conditions sont réunies à Butare, il
reste le dernier pas c à d convaincre les clients potentiels de la qualité
et des prix des produits artisanaux.
Sur un plan institutionnel, le grand défi des deux prochaines années sera
l'insertion des corps de métier et leur bon fonctionnement interne dans les
procédures de la FAAB. Il est également important de développer un système
d'élections pour le Comité Exécutif selon les différents métiers
présentés dans l'institution. A l'heure actuelle, certains "grands"
métiers ne sont pas encore représentés au niveau des instances décisives.
Le Projet appui la FAAB sur un plan stratégique dans le but de rendre
cette institution plus consciencieuse dans le planning de son avenir. Après
avoir défini les problèmes les plus importants, le Projet s'est mis au
développement de certaines lignes de stratégies qui serviront de base pour
les réflexions plus profondes et avec le Comité de la FAAB .
Les problèmes cruciaux sont les suivants:
|
L'avenir / la survie |
Problèmes structurels |
Problèmes internes |
| Autofinancement |
Représentation
des artisans |
Comité : compréhension gestion FAAB |
| Commercialisation
au nom de la FAAB |
Organisation des métiers (corps de métier) |
Définition
des zones des animateurs |
| FAAB après
le Projet PAB ? |
Crédits
pour les artisans |
Perfectionnement
du personnel |
| Cotisations
régulières à la FAAB |
COPABU en tant que locomotive de l'artisanat de Butare |
Employés :
exécution des tâches |
| Échelle des
cotisations mensuelles |
Affiliation
des artisans individuels |
Services
non appréciés |
| |
Gender |
Dynamisation de l'antenne de Nyanza |
| |
Nouveaux métiers
dans la FAAB |
|
| |
Relations
avec l’environnement |
|
| |
Promotion
de la FAAB |
|
| |
Préparatifs pour devenir une Chambre Régionale de
Métier |
|
Les problèmes mentionnés seront traités selon l'importance y attaché
par les artisans élus dans des différentes commissions. Quelques
membres du Comité travaillent sur certains aspects; surtout la question
d'autofinancement est d'une importance décisive pour l'avenir de la FAAB.
La COPABU est considérée le membre le plus
important de la FAAB à cause des exportations effectuées dans le cadre du
"commerce équitable" avec l'Italie. Dans cette optique, le Projet a
mis beaucoup d'accent sur l'amélioration des conditions cadre
notamment l'achat de 12 containers pour le stockage des produits destinés
à l'exportation, la construction d'un hangar pour faciliter le travail
d'emballage même en cas de pluies, et finalement, la mise en pratique d'une
gestion financière adéquate pour ne pas perdre la vue d'ensemble avec les
centaines des petites transactions financières par mois.
Cette basé solide permettra à la COPABU de
développer d'autres stratégies pour augmenter son marché à l'intérieur
aussi bien qu'à l'extérieur du pays. En premier lieu il faudrait augmenter
les capacités de production dans la Province de Butare car à l'époque un
certain nombre de produits avaient dû être importés des provinces
avoisinantes. Beaucoup de formations techniques surtout pour les
vanniers/vannières sont en cours pour combler avec ce problème. Entre-temps,
la grande majorité des demandes peuvent être satisfaites par les artisans de
la Province.
Deuxièmement, le marché dans le cadre du
"commerce équitable" doit être élargi dans le sens d'une diversification
de partenaires commerciaux. Pour cette fin, la Foire de Rhénanie-Palatinat
a été choisi pour servir de plate-forme pour des rencontres avec des
représentants de commerce équitable en provenance d'autres pays que l'Italie.
Troisièmement, les problèmes typiques de
l'Afrique dans le commerce comme la qualité de produits et la livraison à
temps (planification et mise en pratique) nécessitent une attention
particulière parce que un défaut dans une des deux catégories amènera
forcement à la coupure des liens commerciaux. Ici, notre stratégie se base sur
l'acquisition des expériences ("learning by doing"). On constate que
la dernière exportation était déjà beaucoup plus professionnelle mais il
reste à savoir comment les artisans et les employés de la COPABU la feront si
une assistance permanente ne sera plus disponible.
Et dernièrement, la gestion financière de
la coopérative en tant que base de toutes les autres opérations doit être
développée de façon spécifique. L'ancien mélange des comptes et des caisses
pour "boucher les trous", distribuer des crédits aux membres et payer
des avances de façon incontrôlée doit prendre fin afin qu'elle puisse
substituée par un système de plusieurs caisses (vente dans la boutique,
exportation, "overhead" COPABU, fisc, crédit) qui montre à tout
moment les montants disponibles.
|